1. Le compte personnel de formation (CPF)
Disponible dès l’âge de 16 ans, le CPF permet de cumuler des droits à la formation tout au long de sa vie active, que l’on soit employé, demandeur d’emploi ou travailleur indépendant. Les crédits varient en fonction du statut du travailleur, avec une possibilité de renouvellement annuel. Les formations éligibles incluent la validation des acquis de l’expérience (VAE), le bilan de compétences, la création ou reprise d’entreprise et les certifications enregistrées au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP).
- Employés du secteur privé : 500 euros par an pour un temps plein ou 50% du temps partiel.
- Demandeurs d’emploi : Pas de crédit supplémentaire, mais possibilité d’utiliser les droits acquis.
- Travailleurs handicapés : 800 euros par an avec plafond de 8 000 euros.
2. Le projet de transition professionnelle (PTP)
Avant d’envisager une reconversion, il est utile de se poser les bonnes questions sur un changement d’emploi. Le projet de transition professionnelle (PTP) permet de quitter temporairement son poste pour suivre une formation en vue d’une reconversion ou d’une évolution professionnelle. Il remplace le congé individuel de formation depuis 2019 et les conditions d’éligibilité, ainsi que les démarches à suivre, varient selon le type de contrat de travail et la durée du projet. Ce projet de transition professionnelle est accessible aux salariés en CDI avec 24 mois d’ancienneté, mais aussi aux intérimaires et aux intermittents du spectacle.
3. Le plan de développement des compétences
Ce dispositif s’applique à toutes les entreprises et vise à accompagner la montée en compétences de ses salariés avec des actions de formation adaptées aux besoins de la structure, aux objectifs fixés et à l’évolution des collaborateurs. Sa mise en place repose sur un processus et une structure claire d’identification, de priorisation et de suivi des actions. L’employeur doit en outre consacrer une part de sa masse salariale à la formation. Les actions éligibles se répartissent en deux catégories, les formations obligatoires et nécessaires, et les autres formations utiles à l’évolution professionnelle, dont certaines peuvent être cofinancées par les OPCO, comme :
- les bilans de compétences ;
- la validation des acquis de l’expérience ;
- la promotion par l’apprentissage.
4. La Pro-A : reconversion ou promotion par alternance
La Pro-A est un dispositif d’alternance destiné aux salariés, qu’ils soient en contrats à durée indéterminée, déterminée ou encore sous un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, qui combine temps de travail et temps de formation. L’objectif de la Pro-A est de favoriser l’acquisition de compétences, de savoir-faire et la qualification professionnelle des salariés, afin de faciliter leur évolution au sein ou hors de l’entreprise en développant aussi les aptitudes visées par le dispositif, tout en soutenant leur maintien dans l’emploi. Elle vise en priorité les salariés dont le niveau de qualification est inférieur à Bac+3. Notez que ce dispositif n’est plus désormais accessible aux salariés en appentissage ou en bourse de professionnalisation.
5. L’aide individuelle à la formation (AIF)
Les dispositifs de formation sont des mécanismes permettant d’acquérir des compétences professionnelles ; l’AIF s’adresse ainsi aux demandeurs d’emploi, notamment à ceux qui ont besoin de financer une formation pour faciliter leur retour à l’emploi ou sécuriser leur parcours professionnel. Le CEP est un service d’accompagnement gratuit, avec un accès ouvert à toute personne en reconversion, dont les conseillers aident à identifier les besoins de formation et orientent sur les parcours adaptés. Ce dispositif est accessible sous certaines conditions, et les formations éligibles sont celles dont l’objet est de financer un parcours cohérent avec le projet professionnel et le métier visé, notamment lorsqu’il correspond à un métier en tension sur le marché du travail ou permet d’accéder à une qualification reconnue.
6. La prise en charge des frais de formation par Pôle Emploi
France Travail peut également prendre en charge une partie des frais de formation pour les demandeurs d’emploi inscrits, sous réserve que la formation soit justifiée par un projet professionnel et qu’elle présente un réel intérêt pour le retour à l’emploi. Les démarches varient selon les types de formations et les situations individuelles, France Travail intervenant ici dans le cadre du service public de l’emploi. Pour toute question liée aux démarches et au financement, il est utile de solliciter ce service.
7. Le financement des formations pour les travailleurs indépendants
Si certains dispositifs de formation s’adressent aux salariés en poste et aux demandeurs d’emploi, d’autres sont dédiés aux travailleurs indépendants, qui peuvent bénéficier d’une prise en charge de leurs formations dans le cadre de leur fonds assurance formation dédié (FAF), selon la nature de leur activité. Pour cela, ils doivent s’acquitter d’une contribution à la formation professionnelle auprès de leur organisme agréé, un levier utile pour la sécurisation de l’activité et la préparation de l’avenir professionnel.
En pratique, les différents dispositifs de formation varient selon le statut et le cadre d’exercice, du côté de l’entreprise comme du travailleur indépendant, afin de répondre aux besoins d’une société ou d’une activité.